La Photographie d’hier et d’aujourd’hui – La Baule

Photographe professionnel, Graphiste Imagerie à La Baule, Jean Jack Moulin propose ses services en communication graphique 2D, Design, projets architecturaux 3D et Photographie.
Dans ce dernier domaine, les sujets de prédilection qu’il affectionne particulièrement restent l’humain (reportage, portrait…) le graphisme, les paysages du littoral Atlantique, qu’il aime très « dépouillés » et baignés des magnifiques lumières de Bretagne qu’offre les arrière-saisons.

Jean Jack Moulin a accordé un entretien passionnant à REZO NEWS sur l’histoire de la photographie d’hier à d’aujourd’hui… – Interview réalisée par leMAG en Août 2017

J.J.M : « Le début de la photographie remonte dans les années 1820. On doit cette belle invention à Nicéphore Niepce, ingénieur français qui met au point un premier procédé photographique appelé Héliogravure.
Niepce s’associe avec le peintre et chercheur Louis Daguerre à la fin des années 1820 et les résultats de leurs recherches deviennent convaincants.
Après la mort de Niepce en 1833, Daguerre commercialise alors sa chambre photographique : le Daguerréotype. Quelques années plus tard, C’est le petit fils de Nicéphore Niepce, Abel Niepce, qui trouve le moyen de réaliser les premiers négatifs en verre.
Alors que la photographie en couleur voit déjà le jour, c’est un américain, John Carbutt, qui invente le procédé du négatif sur film souple en 1888. Ce dernier est alors commercialisé par George Eastman (qui fondera plus tard Kodak).
En 1895, c’est l’invention du cinématographe que l’on attribue aux frères Lumière. Bien évidement, les premières pellicules photographiques souples apparaissent au même moment, en cette fin de siècle.
Il faut savoir que les évolutions techniques liées au cinéma ont toujours profité à la photographie et vice-versa. »

Point de vue du Gras, depuis la fenêtre de la maison de Nicéphore Niépce de St-Loup-de Varennes en 1827
Niépce & Daguerre -1832. « La table est servie ». ...
Chambre de studio - Modèle C 24x24 - Entre 1900 et 1925 Fabricant : Schrambach Fabricant.
1959 - Nikon commercialise le Nikon F, premier reflex pro. 24X36

J.J.M. : « Les photographes travaillent avec du matériel lourd et encombrant, utilisant du film moyen et grand format. Je dirais donc que la première évolution marquante reste sans aucun doute celle de l’invention du petit format (24X36) qui nous vient, une fois de plus, du cinéma. Le support du film 35 mm cinéma et celui du film photographique 24X36 est à l’origine, le même. C’est l’ingénieur Oskar Barnack de la firme allemande Leitz Camera (Leica) qui invente dans les années 20, le tout premier appareil photo utilisant du film 35 mm : le Ur-Leica. Le format 24X36 n’est pourtant réellement reconnu par les photographes professionnels qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, période durant laquelle les fabricants de films améliorent significativement la qualité de leurs émulsions. Les photographes apprécient alors de travailler avec des Leica légers, discrets et offrant une très belle qualité d’image.

Et puis… au milieu des années 50, les Japonais s’intéressent de près aux nouvelles technologies dont la photographie. Nikon commercialise après sa série « S », le premier boitier reflex 24X36 à vocation professionnelle, le Nikon F. C’est l’engouement général au sein de la profession. Le matériel devient alors non seulement léger et maniable mais également modulable, solide et performant. Les premières optiques lumineuses de la marque font elles aussi leur apparition ainsi que les premiers moteurs et autres accessoires qui ouvrent véritablement la voie vers un nouveau type d’image, plus spontanée complètement adaptée au photojournalisme et offrant la part belle à la créativité.

1976 - KODAK développe le premier prototype d'appareil photo numérique au monde.

J.J.M. : « Bien entendu. L’évolution constante du matériel permet aux photographes de se libérer d’une partie de la technique en abordant les sujets qui les entourent avec un œil plus disponible à l’écriture même de l’image et à la créativité. »

J.J.M. : « C’est à la fin des années 90 que le monde de l’image et particulièrement celui de la photographie connaît un véritable tsunami technologique avec d’une part l’apparition des Appareils Photographiques Numériques (APN) et d’autre part, l’arrivée de l’internet. La corporation constate, impuissante, les changements d’habitudes chez des photographes amateurs et professionnels. Le numérique devient alors synonyme de catastrophe économique chez les petits commerçants, les laboratoires argentiques, les fabricants de films, de chimie et papier.

La nouvelle technologie apporte pourtant une véritable bouffée d’air aux photographes de studio et de reportage. Ces derniers apprécient les performances et la souplesse d’utilisation de leur matériel, maîtrise avec le numérique, la gestion et le traitement de leurs clichés grâce à des logiciels puissants de classement et de retouche d’images.

En ce début de 21e siècle, on pense alors que le métier de photographe est en train de disparaître petit à petit. Avec le numérique, chacun s’improvise « photographe ». C’est le bonheur ! Plus de problème de coût lié à l’achat des pellicules et travaux de laboratoire. On « mitraille » sans compter car les cartes mémoires peuvent contenir des milliers de photos, alors on garde simplement sur son ordinateur les meilleures images en les retravaillant dans Photoshop. »

J.J.M. : « Non, fort heureusement… Après cette période un peu difficile et d’interrogations diverses sur le métier, ce dernier persiste et revient même sur le devant de la scène car en fait, tout le monde reconnaît que « l’œil » du photographe et les bases techniques sont restées exactement les mêmes depuis l’argentique.
Le numérique apporte en revanche une sérieuse évolution dans le métier. Les logiciels de retouche photo, le matériel professionnel de prise de vue et celui lié à la post-production sont devenus depuis quelques années vraiment performants et pointus techniquement. Ils permettent d’explorer de façon qualitative, de nouveaux horizons en termes de créativité. Quand aux laboratoires, ils se sont bien adaptés au monde du numérique et proposent eux aussi du travail de qualité. »

J.J.M. : «  D’abord les professionnels qui souhaitent valoriser leurs produits (commerçants, artisans, artistes, créateurs, industriels…) ou leurs prestations de services, en vue de réaliser une communication efficace et qualitative. Vous le savez, l’image, en termes de communication, reste incontestablement la première « accroche ».  Et puis… Les particuliers font également appel à un photographe professionnel lorsqu’ils souhaitent, à titre d’exemple, immortaliser avec de belles images un événement familial (mariage, cousinade, sortie entre amis, portraits d’enfants ou petits enfants… Il arrive quelques fois que certains propriétaires souhaitent également de belles photos de leur bien immobilier et font donc appel à un professionnel expérimenté et équipé de matériel adapté à ce style d’images.”

Reportage – Evénement familial © Jean Jack Moulin

J.J.M. : D’abord « apprendre rapidement la photographie », comme dans toute discipline artistique, est une pure hérésie.
Dans un premier temps, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne son matériel. Tous les appareils photographiques se comportent, à quelques détails près, de la même façon. Maîtriser les différents réglages liés à l’exposition et à la netteté de l’image, découvrir sur quels éléments mécaniques ou optiques les réglages électroniques agissent et ce qu’on peut obtenir comme résultats en les combinant, reste indispensable. Sortir du mode « tout automatique » c’est déjà s’orienter vers une écriture photographique plus personnelle et créative.
Les moyens pour découvrir et enrichir ses connaissances en photographie sont divers : Hormis les écoles, certaines associations comme l’UIA ou photo-clubs locaux proposent des ateliers à thèmes pour apprendre des techniques de prises de vues et retouche d’image adaptées à un type de photographie. Quel que soit la structure, l’idéal est de participer au départ à un stage d’initiation avec son propre matériel pour posséder de bonnes bases techniques afin de progresser efficacement. Chaque photographe ayant des sujets de prédilections et des approches différentes, il pourra par la suite s’orienter vers des ateliers qui répondent à ses propres attentes (Portrait, paysage, reportage, macrophotographie, studio, retouche d’image…).”

Produit studio © Jean Jack Moulin
Shooting studio © Jean Jack Moulin
Valorisation logement © Jean Jack Moulin
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